15.03.2007

Février 2007

Février 2007
Bonjour à tous,

voici quelques nouvelles de notre mois de février. Les photos ont été prises à deux occasions.
Tout d'abord, nous avons passé avec nos amis Anne, Antoine et la fille Marie (baptisée à Yaoundé) un week end de 3 jours à Kribi, la station balnéaire du sud.
Le coin était idyllique, le temps au beau fixe, l'océan chaud, et les méduses absentes. De quoi recharger les batteries.

Ensuite, voici des photos d'un mariage au village, à 1 heure de Yaoundé. Christophe et Francine étaient nos voisins, dans notre premier logement. La veille du mariage, Christophe a doté Francine. Ils ont par ailleurs 4 enfants, dont 1 fille confiée par la famille.
Dans une fête, les femmes font la cuisine, à l'arrière de la maison, à l'air libre, dans de grandes marmites sur le sol. Nous sommes arrivés au début de l'apres midi, une longue attente a commencé, à l'ombre des branches de palmier coupées. 2 heures apprès, l'officer d'état civil du village est arrivé, avec sa ceinture tricolore.
Il a fait le mariage en patois, en Eton. Les époux ont échangé leur consentement et les youyous ont fusé. Après le mariage civil, le diner pouvait commencer.
La remise des cadeaux fut joyeuse, chacun apportant son paquet, son enveloppe... sous les applaudissements. Lors de la danse, nous avons fait fureur - les camerounais sont toujours amusés de nous voir danser le makossa ou le bikutsi ! Mais en imitant, on finit par apprendre...

Quelques nouvelles de nous deux à présent.
Pour Arnaud, heureusement que les heures de cours sont réduites car le moral est brutalement tombé à l'université. Spleen des enseignants, autisme de l'administration, et en prime imcompétence de cette dernière.
Figurez vous qu'un lundi, on a appris que la connection internet serait durablement coupée sur le campus. Motif : l'abonnement est expiré depuis 2 mois et le fournisseur, n'ayant pas de réponse de l'université, a coupé la ligne...
En plus, le secrétaire général aurait dit qu'il n'avait pas provisionné de sommes pour un abonnement cette année... Prévoyance et compétence...
Naturellement, étudiants et enseignants sont pénalisés. Plus de mail du bureau, plus de recherche internet. Du coup, on croise les collègues dans les cybers du quartier. Bientôt, on trouvera aussi le doyen et le recteur c'est sûr...
Pour essayer de porter le malaise des enseignants aux autorités, et - pourquoi pas ? - être un peu entendu, j'ai rédigé une longue lettre qui présente tout les aspects du malaise et je l'ai portée au recteur.
Une quinzaine de collègues l'ont signé. On verra quelles sont les suites...
Comme du coup j'ai du temps libre, je me consacre à ma recherche sur les témoins de Jéhovah au Cameroun. ça avance pas trop mal, malgré certains ratés. Par exemple, au bout de 2 mois, j'ai obtenu une autorisation
du ministère de l'intérieur pour consulter leurs archives sur les témoins. Fort de mon autorisation, je me suis présenté au chef de bureau concerné. Le dossier des témoins était entreposé dans un bureau dont la clef a été perdue. C'était parti pour 1 bon mois d'attente supplémentaire.
Maintenant que la clé a été retrouvée et que le bureau est ouvert, il faut retrouver le dossier, dans le bazar du bureau. J'en suis là, de reports en reports.
A part ça, je suis allé assister à 4 réunions des témoins de Jéhovah, dans la congrégation de mon quartier. C'était instructif, j'ai pris plein de notes, assis au fond de la salle, cravaté et sage.

Pour Caroline, l'enthousiasme est toujours là. Elle a mis sur pied, du budget au calendrier, un projet de lutte contre le sida dans les entreprises forestières.
C'est un projet novateur pour le Cameroun, visant à faire de la prévention mais aussi à apporter les traitements pour les travailleurs séropositifs.
Et surtout, il y a de sacrés voyages à la clé. Par exemple, elle partira dans un des villages les plus enclavés du pays. A 4 jours de Yaoundé si on s'y prend par la route, Kika est à la frontière avec le Congo.
Mais Caroline devrait y aller en avion, elle n'est pas coordinatrice pour rien !!

Nous avons hâte de vous revoir, et nous sommes toujours aussi reconnaissants des signes que nous recevons de vous (appels téléphoniques, mails, courrier).
Grosses bises à tous, à bientôt pour d'autres nouvelles.
Arnaud et Caroline.